Le début
Un réveil, tous les matins, et la même trace sur la joue
Il y a des irritations qu'on finit par ne plus voir. Le pli de l'oreiller imprimé sur la joue jusqu'au milieu de la matinée. Les cheveux qu'il faut démêler avant même de penser à les coiffer. On met ça sur le compte de la nuit, de la fatigue, de la saison.
Puis on remarque que le problème n'est pas la nuit. C'est ce contre quoi on dort. Sept à huit heures, chaque nuit, la même surface contre le visage et les cheveux — et personne ne se demande jamais de quoi elle est faite.